alcôve d'une chambre suspendue - Fables de murs

architecture
&
immobilier
fables de murs
(
)
Aller au contenu
Année de réalisation : décembre 2014
Localisation : Paris 75003
Surfaces au sol : 136 m2
Durée de l’étude : 5 semaines
Durée des travaux : 2 mois
Architecte du cadre bâti : Jean-François Piron
Alcôve d'une chambre suspendue
Création et ménagement d'une chambre suspendue nichée sous le toit

Une chambre supplémentaire anime le volume sous toiture avec une touche de couleur bien choisie

Regards croisés
A 100 m du cirque d’hiver, l’agitation du boulevard du Temple, avec ses voitures et ses bruits, laisse place à un havre de paix si tôt la porte cochère de l’immeuble franchie. Datant de la fin du XIXe siècle, cet ensemble d’ateliers accessibles par une longue galerie, disposant de sousplex, compose une suite débouchant sur une cage d’escalier desservant les appartements bourgeois des étages. Habitants, mais aussi agence d’architecture, centre de yoga s’y côtoient dans un calme exacerbé.
Le clos et le couvert de l’atelier ont fait l’objet d’une habitation par les anciens occupants. A la recherche d’un espace atypique pour leur famille, Sarah et Tristan découvrent au fond du passage un loft de R-1 de 136 m2 inoccupé depuis trois ans ! Conquis par la beauté de l’endroit, par son côté insolite et par son atmosphère de cocon, sensibles et aventureux, ils chargent l’architecte d'intérieur de Fables de murs d’inventer une mezzanine pour y lotir un troisième couchage !

Mémoire du lieu
De l’atelier d’artisan ne subsistent qu’une verrière, un parquet, un vieil escalier en bois et plusieurs poteaux en fonte noire supportant les étages. Un grand nombre de surfaces ont été peintes d’un audacieux orange Tangerine !
Séduit lui aussi par le lieu, l’architecte d'intérieur propose de retrouver le vide comblé par un faux plafond au-dessus des sanitaires pour exploiter un volume perdu et y prolonger la nouvelle fonction sous une petite fenêtre de toit.

Intervention minimale, une boite dans la place
Nichée sous le toit, la nouvelle cellule de couchage du grand loft se compose de bois de verre et d’acier.
Cette boite suspendue a reçu deux façades animées de nacos posés verticalement afin d’apporter une perspective maximal. Pour bénéficier de la lumière zénithale de la verrière, trois nacos en verre jaune s’orientent au grès des fantaisies. “Il s’agissait pour moi de préserver la volumétrie d’un grand espace familial à vivre et aussi de conserver au maximum la perspective naturelle”. Pour créer un lien très fort entre la boite suspendu et l’espace familiale, un escalier en feuille d’acier dessiné dans sa plus simple expression forme un trait d’union avec un bureau caractéristique. Comme pour accentuer une continuité visuelle une lisse en chêne tente d’unifier le plateau du bureau avec la tablette de la cellule de couchage.


Témoignage du maitre d'ouvrage
Jean-François Piron, de Fables de Murs, nous avait déjà habitué à son regard perspicace et inventif, en reformulant la conception d'un espace précédent, pour lequel il nous avait trouvé acheteur.

Dans le nouvel espace où nous nous sommes installés, il manquait une chambre... Il a conçu une mezzanine sous la forme d'une plate-forme suspendue, dont deux faces modulables peuvent être ouvertes, ou non. Des Nacos verticaux pivotent sur leur axe, obturant la surface, ou la ventilant. Trois d'entre eux, en verre, laissent passer le regard, légèrement enrichi au passage d'une subtile teinte citrine.

De cette douillette cellule de couchage, descend un escalier en feuilles d'acier soudées, appuyé au mur sans fixations apparentes, qui parvient au sol et s'y étale en nappe géométrique, puis remonte pour soutenir un épais plateau de chêne clair, lui aussi encastré dans le mur comme s'il flottait. Pour renforcer l'élégance, la rigueur et l'unité du geste, tout en assurant une prise de sécurité, une rampe monte le long de l'escalier, se soude au mur, réapparait sur un retour de mur, sous la forme d'une gracieuse tablette décorative.

L'ensemble est parfaitement intégré à l'ample volume sous verrière, ancien atelier industriel de la période Eiffel. L'ergonomie contemporaine rejoint la mémoire du modernisme, en combinant habilement contraintes précises, fantaisie, séduction.
Les connaissances techniques de Jean-François Piron, sa culture architecturale, sa disponibilité toujours renouvelée, son imagination, son goût du dialogue et du détail font de cette expérience d'architecture intérieure et de l'aménagement d'un espace existant une savoureuse réussite, où le plaisir de la forme fonctionnelle et esthétique rencontre celui de côtoyer des matériaux sensuels, judicieusement choisis.”

Pour rénover, révéler, personnaliser, optimiser votre espace, confiez votre projet à notre architecte intérieur par formulaire
ou par téléphone au 06 65 04 16 38.
Retourner au contenu